Micro-manager de mes deux

La République de l’Infantilisation

Après six années passées à Bouibouiland, une zone en plein développement où autonomie et résultats étaient au cœur de mon quotidien, me voilà replongé dans le monde du bullshit corporate. Un univers où les open-spaces ressemblent davantage à des salles de punition qu’à des lieux de travail, et où chaque employé – moi y compris – subit le fouet invisible mais omniprésent d’une hiérarchie infantilisante.

Parmi toutes les zones d’ombre de cette organisation tentaculaire, il en est une qui mérite une attention particulière : la République de l’Infantilisation. Une république imaginaire, hélas bien réelle dans son fonctionnement, où le credo est de traiter chaque employé comme un enfant. Mais pourquoi ? Non pas par simple plaisir sadique, mais pour un objectif clair : l’asservissement.

Le Processus d’Infantilisation

Ce mécanisme repose sur une logique perverse, rappelant celle d’un manipulateur narcissique dans une relation toxique. Il brise la confiance et instille le doute, rendant l’employé incapable d’imaginer une vie professionnelle indépendante de l’organisation. L’entreprise devient une figure parentale omnipotente, à qui le salarié doit tout, et sans qui il n’est rien.

Voici les grands piliers de ce processus :

1. Le Contrôle Hiérarchique

Malgré mes 11 années d’expérience et mes compétences reconnues, mon travail est constamment contrôlé, scruté, remis en question. Pendant six ans, dans un contexte où l’autonomie était la norme, j’ai pu démontrer mes capacités sans avoir à prouver à chaque instant que j’étais à la hauteur. Ici, c’est tout l’inverse :

  • Chaque tâche est inspectée avec une attention digne d’un exercice scolaire.
  • On me pose des questions suspicieuses sur des notions élémentaires, comme si j’étais un novice ou un imposteur à tester en permanence.
  • Le travail quotidien est soumis à des processus de validation kafkaïens qui transforment même la tâche la plus simple en un calvaire administratif.

2. Le Déni de l’Expérience

Tout ce que j’ai construit professionnellement semble avoir été balayé. Mon expertise, pourtant confirmée par des résultats concrets, est ignorée au profit d’un système où seuls comptent les apparences et les rapports de pouvoir. La hiérarchie ne reconnaît ni mes réussites passées, ni ma capacité à travailler de manière autonome.

3. La Culture du Soupçon

Dans cette république, la confiance est inexistante. Chaque interaction est empreinte de méfiance. Plutôt que de partir du principe que les employés sont compétents et dignes de confiance, tout est fait pour renforcer un climat de suspicion et de dépendance.


Les Conséquences : Une Entrave à l’Autonomie

À force de vivre dans cet environnement toxique, on en vient à douter de soi. Ce système insidieux brise les ambitions personnelles et éteint toute velléité d’indépendance. L’idée même de prendre son envol, de sortir du giron de cette hiérarchie oppressante, devient effrayante, car on nous a appris à croire que nous ne sommes rien sans elle.

Pourtant, je refuse de m’y soumettre. L’autonomie, la capacité de créer et de décider par soi-même, sont des valeurs que je veux défendre. Et cette prise de conscience marque le premier pas vers une libération personnelle et professionnelle. pas. Le tout vient s’insérer dans un processus de validation digne des plus grandes administrations kafkaiennes générant un stress supplémentaire.

Notes générales premier trimestre 2024

  • Oussama Amar dans une interview. Aimant à situations. Les gens ne le croient pas car ils ne sont pas dans la même sphère. Exemple : toutes mes aventures en Guyane. Aller vers les situations hors du scope des médiocres.
  • La capacité à se contrôler de ses pulsions sexuelles est directement corrélée au succès. La réserve de dopamine doit être investie pour faire quelque chose de grand, elle ne doit pas être gaspillée dans la pornographie.
  • Premier NoFap : je retape un appart. Second NoFap : je retape une maison et j’immigre au Canada. Troisième NoFap à venir.
  • Faire des séances de visualisation pour se projeter dans le lifestyle d’entrepreneur. Juste le fait de reprendre possession de son emploi du temps et de sa liberté ne vaut-il pas quelques moments d’incertitude ?
  • Les mecs qui ont fait toute leur carrière en entreprise, je ne les respecte pas. Comment pourrais-je me respecter si j’en deviens un ?
  • Je vais être tellement bon dans mon domaine que je ne pourrai pas être ignoré.
  • Le patch rayonne quand il rentre dans un environnement médiocre. Il est rejeté du monde normal de par sa supériorité et rejette les autres pour se protéger.
  • Le mode “problème-solving” vs le mode “victime”. Ressentir quand le mode “victime” est activé puis switcher le plus rapidement possible grâce à un rituel !
  • Si je ne passe jamais à l’action, je serai toujours insatisfait. Je serai aigri, et je deviendrai probablement une mauvaise personne. Il faut faire ce qu’on estime être notre mission.
  • 5 piliers de l’entrepreneuriat : Détermination, Flexibilité, Imagination, Malice (naughty), l’Entourage.
  • Dans mes échanges, je suis trop orienté sur “ce que les autres pensent de moi” plutôt que “c’est mon objectif”. À corriger.
  • Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?
  • Importance de l’ennui dans le processus de créativité. Abandonner les écrans et les sources de distractions susceptibles de dérégler les niveaux de dopamine.
  • Se lancer sans trop réfléchir. La réflexion est juste une excuse. Il faut juste savoir où on veut aller.
  • Ne pas chercher à plaire aux gens, juste chercher à se faire respecter.
  • Le but du jeu, c’est d’avoir raison une seule fois. Tu peux avoir tort systématiquement, mais si tu as raison une seule fois, c’est le jackpot. Il faut donc avoir la capacité à avoir tort plusieurs fois… Si je suis à 0, l’avantage de mon taf, c’est que je peux trouver un job rapidement et me refaire vite pour retenter ma chance.
  • La dopamine detox me permet de reprendre le contrôle sur mon cerveau et me donne l’énergie de me battre pour mon projet de vie. La dopamine detox soutient la longévité du NoFap (qui en est une sous-catégorie).
  • De ce que j’ai compris sur le lancement, c’est que pas beaucoup de personnes avaient une idée précise de leur business avant d’y être confrontées. Le principal, c’est d’avoir le mental de warrior qui permet de se battre lorsqu’on quitte le salariat.
  • De l’argent, il y en a à profusion dans le monde. En prospectant de manière convenable, on se laisse la chance d’attraper des billets.
  • Naval Ravikant : il faut désapprendre ce qu’on a appris pour devenir riche. Tout ce que j’ai appris est en relation avec une carrière dans le salariat. Je dois redescendre de la montagne pour apprendre le business.
  • Sur leur lit de mort, les gens regrettent de ne pas avoir vécu leur vie. Ils regrettent d’avoir délaissé leurs envies pour plaire aux autres, à la société.
  • Autorise-toi à être heureux.
  • Les mecs avec qui je travaille pensent que c’est compliqué ou impossible de se lancer, car dans les grandes boîtes, on manque de vision personnelle et de vision des possibilités. Les ingénieurs de boîtes sont pessimistes et déprimants, et le problème, c’est que c’est contagieux. Aussitôt que je serai seul, sans une boîte pour casser mes rêves, je serai en mesure de me sortir les doigts pour accéder au succès. Je vais me donner les moyens de contacter les bonnes personnes, d’être aux bons endroits et de travailler sur des projets qui m’inspirent. Je ne serai plus le soldat d’une compagnie qui draine mon énergie et mes espoirs. Les ingénieurs dans les boîtes sont comme lobotomisés.
  • Itinéraire d’un enfant gâté. Belmondo interprète un personnage qui a du succès dans ce qu’il entreprend. Le type est un génie qui a une part de folie. Le mec a les caractéristiques suivantes : il aime prendre des risques, il se met devant un lion pour tester, il fait une transatlantique à la voile… Il est charismatique, on le comprend quand il transmet ses connaissances au personnage interprété par Ancona.
  • La retraite, les aides sociales, la sécurité sociale : ce sont de bonnes inventions, mais dans le but d’y avoir accès, on n’ose pas prendre des risques et vivre la vie que l’on veut avoir.