Enfants, prison dorée : chronique d’une aliénation moderne

On ne fait plus des enfants. On s’enchaîne.
Sous couvert d’amour, on s’enferme. Sous prétexte de transmettre la vie, on abdique la sienne.

Dans la société moderne, avoir un enfant, c’est signer un contrat invisible : « Tu seras à moi. Tu renonceras. »
À quoi ? À ta liberté. À ton sommeil. À ton énergie. À ta spontanéité. À ta marge de manœuvre.

Le couple devient une PME sous tension. Deux salariés, deux agendas pleins, une seule vie à gérer. Et le gosse là-dedans, c’est le troisième associé, celui qui impose sa loi. Chaque jour, c’est une course. Chaque semaine, un sprint. Chaque moment de calme est payé au prix fort.

Un ami, jadis libre, flamboyant, m’a dit un jour avec les yeux cernés : « Je pourrais pas faire comme toi. J’ai deux enfants, faut assurer. »
Traduction : « Je suis pris au piège. »
Les enfants deviennent les chaînes parfaites. Plus solides que n’importe quelle politique de contrôle. L’État n’a même plus besoin de répression : il te tient par l’instinct de parent. Finies les démissions salvatrices, les départs vers l’inconnu, les reconversions radicales. Tu restes là, tu subis, parce que t’as des bouches à nourrir.

Et même quand tu t’es libéré du salariat, la cloche retentit à nouveau. L’école devient ton nouveau maître. Tu croyais t’en être sorti, mais non : dépôt à 8h15, récupération à 16h30. Oublie les journées souples, les projets qui débordent, les matins calmes. L’enfant est un métronome impitoyable.

Regarde les villes à l’heure de pointe. Les bouchons ne mentent pas : tout le monde a les mêmes horaires. Des files entières de parents au bord du burn-out, les nerfs tendus, les visages fermés, chacun déposant sa progéniture à la même heure, au même endroit. C’est une angoisse. Une mise en scène de masse. Une pièce de théâtre morne où les figurants rejouent tous la même scène.
Moi ? Je refuse ce rôle.
Je ne suis pas un figurant dans cette petite vie minable, standardisée, réplicable à l’infini. Je ne vivrai pas sous la dictature des sonneries de cour d’école.

Et pendant ce temps, les amis sombrent. Ceux qui brillaient, qui avaient de l’élan, de la folie douce dans les yeux… ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Sortir prendre un verre ? Un enfer d’organisation. Il faut désigner qui aura le droit d’y aller ce soir-là. Jamais les deux. L’autre reste à la maison. Ils arrivent en retard, repartent tôt, la voix lasse, l’énergie absente. Ils ne vivent plus, ils tiennent.
Ils répètent que ça vaut le coup. Mais quand je les regarde, je vois surtout qu’ils essaient de s’en convaincre pour ne pas s’effondrer.

On peut tout justifier. L’amour, la transmission, la filiation. Peut-être que c’est vrai, peut-être que ça sauve de quelque chose. Mais ce que je vois, c’est une génération sacrifiée sur l’autel de la conformité. Une génération qui confond le devoir avec l’annulation de soi.

Je ne juge pas. Mais je refuse.
Je refuse de m’agenouiller devant un idéal qui me broie. Je refuse de sacrifier ma vie sur l’autel des conventions.
Si un jour j’ai un enfant, ce sera sans m’oublier. Sinon, à quoi bon transmettre la vie si c’est pour la vivre à moitié ?

Attitude face aux défis

Les défis ? C’est ton terrain de jeu !

T’es ingénieur/entrepreneur ? Alors oublie les excuses et prépare-toi à dominer chaque situation. Les problèmes techniques, c’est ton pain quotidien. Mais écoute bien : les mecs moyens se plaignent, les gagnants foncent et résolvent. Décide maintenant d’être le genre qui fracasse les obstacles au lieu de les subir. Transforme chaque coup dur en tremplin. Frappe fort, avance sans hésiter. C’est ça l’attitude d’un vrai pro.

💡 1. Garde ton sang-froid et reste factuel

Les imprévus te tombent dessus ? Tant mieux ! C’est le moment de montrer que t’es pas là pour rigoler. Pas de panique. Jamais. Tu respires, tu poses le problème, et tu réfléchis. Les pros ne se noient pas dans le stress, ils le transforment en énergie brute.

Astuce : Quand un problème se pointe, hurle dans ta tête : « Allez, ramène-toi ! Je vais te démonter. »


🗣️ 2. Communique avec transparence et assurance

Pas de blabla. Quand tu parles, sois carré. Les clients veulent sentir que tu maîtrises la situation. Montre que tu sais ce que tu fais, même si tu n’as pas la réponse tout de suite. Assure comme un leader, ça rassure tout le monde.

Exemple : « Je prends ça en charge. Je vérifie et vous reviens avec une solution. Pas d’inquiétude, je gère. »


🔍 3. Prends du recul pour éviter la précipitation

La précipitation, c’est le piège des amateurs. Les vrais pros, eux, prennent le temps d’analyser avant d’agir. Un coup bien placé vaut mille actions hasardeuses. Donc, pose-toi, réfléchis, et frappe là où ça compte.

Exemple : « Je vais analyser ça à fond et proposer la meilleure solution. »


💪 4. Vois chaque défi comme une opportunité de progresser

Les mecs qui avancent sont ceux qui cherchent les emmerdes pour devenir plus costauds. Quand ça coince, ça veut dire que t’es en train de monter en niveau. Les faibles se plaignent, les forts s’acharnent. Fais en sorte que chaque galère soit ta meilleure leçon.

Exemple : « Challenge ? Génial. Ça va me rendre encore plus fort. »


🌱 5. Fais de l’erreur un levier de croissance

L’échec, c’est ton coach personnel. Plus tu rates, plus tu te construis. Si tu te plantes, relève-toi direct, corrige, et repasse à l’attaque. Les champions savent que chaque erreur est un ticket pour la réussite. Pas de pitié pour la faiblesse.

Exemple : « Je me suis planté ? Super. Je vais rectifier et devenir imbattable. »


Comment intégrer cette mentalité de guerrier ?

Adopte la routine du battant : chaque soir, note les défis explosés. Garde une liste de tes victoires, même petites. C’est ton tableau de chasse. Affiche des punchlines sur ton mur pour te rappeler que t’es là pour gagner :

  • « Si c’est dur, c’est que ça en vaut la peine. »
  • « Fais en sorte que chaque échec soit une victoire masquée. »
  • « Je ne lâche rien. Jamais. »

Conclusion

T’es là pour dominer, pas pour te plaindre. Les autres se cherchent des excuses ? Toi, tu fonces. Quand le doute te frôle, réponds avec du concret. Les défis sont là pour te rendre plus fort, alors saisis-les à pleines mains et ne lâche rien. Montre que tu es inarrêtable. C’est ton état d’esprit. Challenge accepté ? Toujours. Avec le sourire.

Le Canada ou le réalisme dépressif

Depuis l’ancien continent, on parle souvent du Canada comme d’une terre de tolérance, de liberté, d’ouverture. On s’imagine un peuple bienveillant, accueillant, progressiste. On projette un rêve.

Mais ce que j’ai trouvé ici, c’est une illusion. Un vernis. Une mascarade. Lentement, au fil des expériences, j’ai vu tomber les masques. Et ce que j’ai découvert m’a poussé à une conclusion simple : je ne resterai pas.

Le mode passif agressif

C’est la manière locale de communiquer. Plutôt que d’assumer un désaccord ou une directive, on emploie des tournures mièvres, tordues, hypocrites. Ce que d’autres appellent « passif-agressif », moi je l’appelle lâcheté. C’est de la fourberie en col blanc. De la manipulation à base de sourires. Incapables de dire les choses en face, ils les insinuent, les contournent, les étouffent.

La hiérarchie

On prétend que la hiérarchie est horizontale ici. Faux. Elle est simplement dissimulée. Elle se cache derrière des mots gentils et des rituels absurdes, mais elle pèse tout autant. Elle broie les volontés par la politesse. Ici, l’autorité ne s’assume pas, elle s’insinue. Et c’est encore plus toxique.

Le manque de solidarité

Ce pays n’a pas connu de crise majeure. Pas de guerre, pas de révolution. Résultat : un peuple mou, sans colonne vertébrale, sans mémoire commune. Des individus isolés, tournés vers eux-mêmes, égoïstes à en crever. Des enfants-rois jamais devenus adultes, allergiques au sacrifice, incapables d’effort collectif.

On évolue parmi des narcissiques qui passent leur temps à s’auto-renifler le trou de balle. Comment faire confiance à quelqu’un qui ne pense qu’à sa petite sécurité émotionnelle ?

Les relations aseptisées

Ici, les relations sont superficielles, fades, dévitalisées. Motivés par la peur, ils évitent tout ce qui pourrait heurter, bousculer, émouvoir. Communiquer avec les locaux, c’est tenter un échange avec des coquilles vides. Des fantômes sociaux. Des humains inachevés.

La délation

La délation est un sport national. On dénonce son voisin, son collègue, un passant dans la rue. Il existe même des numéros spéciaux pour ça. On a construit ici une société de surveillance mutuelle, de contrôle horizontal, de petits chefs anonymes. Je les appelle les bisounours collabos : gentils en façade, mais capables des pires trahisons pour préserver leur confort.

La solitude

À force de peur, de faux-semblants, d’individualisme maladif, il ne reste qu’une chose : la solitude. Et cette solitude infecte la population entière. Dépression collective. Vide existentiel. On accuse l’hiver ? Foutaises. Ce n’est pas le climat, c’est l’absence d’âme. C’est l’asphyxie sociale. Le système est construit pour isoler, étouffer, affaiblir. Et la boucle se referme.

Conclusion

« Si t’es pas content, casse-toi, sale Français. » Très bien. Vous n’aurez pas à me le dire deux fois.

J’avais mis beaucoup d’espoirs ici. J’ai cru aux promesses. Je me suis trompé. Les gens vivent ici comme des larves sous anxiolytiques, persuadés d’être heureux dans leur cage dorée.

Moi, je veux vivre. Me battre. Éprouver ma force. Je choisis le réel, pas la version édulcorée qu’on m’a vendue. Je ne veux pas de cette morale de faible, je ne veux pas de vos demi-mesures.

Je pars. Et je ne reviendrai pas. Je vais chercher la vie ailleurs — brute, intense, vraie.