Notes 2026 – Premier trimestre

-Le problème dans la société ce n’est pas d’être gentil, c’est d’être gentil sans être ferme.-christophe André


-La liberté n’est pas ce que tu imagines, c’est ce que tu assumes de payer en responsabilité, solitude et incertitude: “La liberté, c’est le choix de ses contraintes.” — Jean-Louis Barrault.


-L’action précède l’information, jamais l’inverse.
“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.” — Sénèque


-« Ce n’est pas que nous disposions de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup. »— Sénèque


-Syndrome de l’imposteur
Se sentir illégitime malgré les faits est un refus de reconnaître la réalité. Les preuves comptent plus que le récit interne.
“Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses.” — Épictète


-Gagner beaucoup n’est pas immoral ; refuser sa propre capacité à créer de la valeur l’est davantage. L’inconfort vient d’une permission non accordée, pas d’un manque de mérite.


-L’exécutant optimise ce qu’on lui donne. Le décideur choisit ce qui mérite d’exister — et en paie le prix.


-“On devient ce que l’on fait de manière répétée.” — Aristote (idée centrale de l’Éthique à Nicomaque)


-Ce n’est pas l’échec qui fait peur, c’est le fait d’être vu en train d’essayer. Mais personne de solide n’est né invisible.


-“Celui qui a un pourquoi pour vivre peut supporter presque n’importe quel comment. ” — Nietzsche


-“Nous sommes souvent plus effrayés que blessés ; et nous souffrons de l’imagination plus que de la réalité.” — Sénèque


-“La victoire sur soi est la plus grande des victoires” — Platon (idée récurrente chez les stoïciens)


-« Est-ce que je vis à la hauteur de mes capacités ?”
Cette question ne disparaîtra jamais tant que tu n’agis pas à la hauteur de ce que tu sais pouvoir porter. L’éviter coûte plus cher que d’y répondre.
“Deviens ce que tu es.” — Nietzsche

La compétence vie par les médiocres

Les médiocres pensent que la compétence émane de la formation. Que seule la formation est la voie de la légitimité. C’est le propre de ceux qui ne font rien dans la vie et ne comprennent pas la mécanique de l’excellence et de la maîtrise.

Cette croyance montre non seulement leur incompréhension, mais trahit leur lâcheté face à l’action, car n’oublions pas que faire, c’est prendre un risque.
Ce que ces gens font, c’est se cacher derrière la formation pour avoir un titre ou un statut sans assumer la responsabilité. La formation sans l’action donne accès à une étiquette, un trophée sur papier, mais reste néant dans la vie.

Nous avons tous l’exemple de l’éternel salarié dans son entreprise qui n’agit pas, ou ne prend pas l’initiative sous prétexte qu’il n’est pas formé pour accomplir la tâche en question.

Cette posture relève finalement de l’infantilisation : chercher la formation, c’est chercher la validation, et chercher la validation, c’est demander la permission. Demander la permission comme un élève à son professeur, comme un enfant à ses parents, comme un esclave à son maître.

Ceux qui sortent de la masse, ou du moins qui se battent pour en sortir, ont compris que le seul moyen de maîtriser son art, c’est par l’action répétée et par l’itération. C’est l’action qui crée l’information, et non pas l’information qui crée l’action.

En théorie, c’est facile à comprendre, mais plus difficile à accepter, car la conséquence de cette vérité, c’est l’exposition. Cela implique d’agir dans un premier temps sans savoir, et d’accepter de passer pour un débutant le temps d’apprendre, et d’apprendre encore jusqu’à devenir un expert.

Qui est prêt à assumer cette responsabilité ? Qui est prêt à prendre des décisions publiquement, sans légitimité reconnue, et finalement à faire tout son possible pour garantir une issue favorable ? Il faut quelque chose de héroïque pour avancer dans ces premières étapes, avec un bruit de fond, en s’engageant à livrer le résultat attendu.

Dans le monde professionnel, cela revient à apprendre sur le terrain sans avoir suivi de formation, ou alors juste le pré-requis nécessaire donnant accès à la pratique. Je pense notamment à ceux qui m’opposeront la médecine comme contre-argument. Je leur répondrai que la formation dans le cursus de médecine est une sélection qui permet de trier qui est apte à passer à l’étape de la pratique pour apprendre vraiment.

Si vous n’en êtes pas convaincu, je vous invite simplement à penser à votre réaction le jour où, aux urgences, la personne qui vous prend en charge est un interne.

Un débutant avec une formation pourra toujours brandir le titre accordé par sa formation pour justifier sa légitimité ; s’il est honnête avec lui-même, il saura que ça ne vaut rien.

Après avoir rejoint le monde professionnel, à l’issue de mon diplôme d’ingénieur, je ne comprenais rien et ne pouvais me reposer sur aucune équation apprise à l’école pour résoudre le moindre problème. Être confronté à un chantier et à des anciens m’a donné les clés pour construire une compétence. Appliquer, avec plus ou moins de succès, des principes que j’ai trouvés dans des manuels à la volée pendant un projet, en dehors des « heures de travail », demander la marche à suivre à des sachants avant de la reproduire, prendre des décisions catastrophiques et assumer de les corriger sont mon véritable diplôme.

Celui qui veut devenir bon ne doit jamais se tromper sur la valeur de sa formation académique. Plus le diplôme est difficile, plus il donne accès à un terrain qui ne pardonne pas. C’est uniquement un droit d’accès. C’est le moyen qu’a trouvé la société pour ne pas laisser n’importe qui jouer à l’apprenti sorcier sur une table d’opération ou dans une armoire électrique.

Après avoir dit tout cela, il est essentiel de préciser que la formation n’est pas le problème. En faire une condition à l’action en est un.

Selon la vision que vous avez, vous êtes soit un esclave, soit un entrepreneur.

Les Multiples couches du fardeau

La vie est simple au premier abord, la société ajoute des couches de complexité : école, administration, conventions …
Je les accepte plus qu’on me les impose. Je dois me discipliner davantage à cet égard.
Je dois me forcer de questionner mes choix afin qu’il soient le reflet de ce que j’attends de moi et pas ce que les autres projettent. Ces choix seront maintant discuté entre moi même et moi même par écrit sous forme de courtes notes à la manière des penses de Marc Aurel.

Je suis capable de génie et de médiocrité, pour amplifier le premier et faire taire le second il faut que je pose par écrit l’analyse de mes faits et gestes sur une base quotidienne.

Par exemple, j’arrive à envoyer chier des clients comme un mec dans une grosse boîte ne le ferais jamais. J’accepte l’incertitude de mon statut d’indépendant. Mes amis sont éparpillés à des milliers de kilomètres. Quand on me demande d’où je viens, je ne sais pas quoi répondre. Tout ça me coûte de l’énergie certes mais pas autant que d’avoir une mauvaise image de moi. Je suis capable de courage et je dois honorer ces instants.

En revanche j’observe encore des comportements que j’adopte pour plaire aux autres et me fondre dans le moule comme rassurer mes interlocuteurs sur mes propos après être allé trop long dans l’exposé de mes idées alors que ces dernières semble Marginales. Quand je sors trop du cadre et que je me retrouve seul face au monde j’ai peur et je souhaite faire marché arrière, je souhaite que l’on me rassure. Je m’interdit  parfois de dire le fond de ma pensée en Réunion ou de ne pas mettre une chemise pour paraître pro car je n’assume pas pleinement et dans toutes les situations mon identité. J’ai peur d’être jugé et d’être rejeté.
Je suis en proie aux lâchetés et je dois punir et corriger ces comportements.

Parfois je lève la tête et je souffle et je me dis à quoi bon, quelle énergie perdu à faire semblant. Je pourrais faire ce qu’il me plait, le monde est vaste et pourtant je m’enferme moi même dans un bocal.
J’agis encore trop par peur du rejet et ça reste un frein à mon évolution.
Je dois questionner mes choix sur une base quotidienne, je pense déjà être au dessus de la moyenne mais loin du peleton de tête des véritables penseurs indépendants.
Je dois être plus lucide et avoir plus de recule au quotidien, les actions automatiques je fini pas les regretter.
La vie peut être aussi amusante qu’un jeu. Parfois je m’en souviens et ça me simplifie tout. Cette pensée viens encore trop aléatoirement, je dois corriger cela en y en pensant chaque matin comme une prière : » La vie est un jeu, elle est trop éphémère pour se contraindre inutilement ».

Quand j’ai créé mon business j’ai refusé les carcans, quand je suis parti vivre ailleurs aussi. Des éclaires de lucidité j’en ai eu et j’en aurais encore. Mais je ne veux plus qu’ils soient le fruit du hasard. Il doivent venir régulièrement et cette « prière » m’aidera à encrer cette idée.