
En tant qu’ingénieur, j’ai mis beaucoup trop de temps à comprendre que mon métier, au fond, c’est résoudre des problèmes. Et la logique est simple : plus j’en résous, meilleur je deviens.
Dans ma vie personnelle, j’ai mis encore plus longtemps à saisir cette idée. Si je veux améliorer ma vie, je dois faire face aux défis, donc encore une fois, résoudre des problèmes.
Depuis que je suis enfant, on m’a toujours appris à éviter les vagues, à passer entre les mailles du filet, à ne pas compliquer les choses. À l’école, les problèmes étaient vus uniquement comme quelque chose de négatif, sans jamais qu’on en montre le côté positif. Résultat : dans mon esprit, l’objectif implicite est devenu de rechercher la tranquillité.
Le problème de cette vision, c’est que dès qu’un imprévu arrive, ma réaction naturelle est l’angoisse au lieu de la motivation à agir.
Mais je pense qu’il n’est jamais trop tard pour monter dans le train. Aujourd’hui, j’ai tiré mes leçons : l’inaction et la procrastination n’apportent rien d’autre que plus de problèmes et plus d’angoisse.
Le bon mindset consiste d’abord à changer notre regard sur les problèmes. Un problème n’est pas qu’un évènement indésirable : c’est aussi une condition nécessaire au succès.
Plus tu es capable de résoudre des problèmes, plus ton niveau de succès augmente.
Résoudre des problèmes, c’est comme un sport. Ça demande de l’entraînement. Il faut commencer par résoudre ce qui est à notre portée, puis monter en difficulté. Dans le business, les problèmes complexes sont ceux qui rapportent de l’argent. Dans la vie quotidienne, ce sont ceux qui forgent l’expérience. Et dans la vie en général, ce sont eux qui construisent l’équilibre.
Quand un défi se présente, il faut procéder en plusieurs étapes.
La première, sans doute la plus importante, est mentale : passer du mode victime – “Pourquoi moi ?”, “C’est la catastrophe”, “Je ne vais jamais m’en sortir” – au mode boss – “Je vais gérer ça”, “Je vais en sortir grandi, peu importe le résultat”, “Il existe des solutions, je vais les trouver”, “C’est un jeu, et c’est moi qui pose les règles”.
Une fois ce mindset installé, il faut passer à l’action.
Commencer par faire l’inventaire de ses ressources : est-ce que j’ai tout ce qu’il faut pour résoudre le problème ? Quelles sont les premières actions que je peux poser immédiatement ?
S’il manque quelque chose, il faut identifier ce qui manque et qui peut nous aider à combler ce manque.
Et là encore, agir vite. Le plus important est d’avancer.
En dernier recours, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à quelqu’un de son cercle. C’est souvent difficile à franchir psychologiquement – on a peur d’avoir l’air dépendant ou ignorant – mais en réalité, ce n’est presque jamais perçu ainsi.
Demander de l’aide est l’un des secrets pour résoudre tous les problèmes. Ceux qui réussissent le savent.